L’image de la session sur la communication non violente. Sur la photo : acteurs de mise en oeuvre du projet "Tufaulu pamoja" et les bénéficiaires, crédit Kivureporter.

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Tufaulu Pamoja II », le Mouvement Rien Sans les Femmes, avec l’appui de l’ambassade de Suède en République démocratique du Congo, a réuni, vendredi 4 septembre 2026 à Goma, 24 acteurs communautaires autour de la communication non violente comme outil de promotion de la paix, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble.

Cette activité s’est déroulée sous la forme d’une conférence-débat autour du thème : « Communication non violente : un levier pour la paix et la cohésion sociale ». L’objectif était de créer un espace inclusif d’échange sur le rôle d’une communication responsable dans la prévention des tensions, la lutte contre les rumeurs et les discours de haine, ainsi que dans la promotion du dialogue.

« Nos paroles peuvent construire la paix : choisissons le dialogue, le respect et la tolérance », pouvait-on lire sur une affiche exposée dans la salle lors de l’activité.

Des leaders communautaires, des femmes et des jeunes ainsi que des journalistes ont notamment réfléchi aux moyens de prévenir les divisions au sein des communautés à travers une communication responsable.

Pour Bikiko Yowa Thérèse, de la Dynamique des Femmes Juristes (DFJ), malgré les différences, les communautés doivent privilégier l’humanisme et la cohésion sociale. « Ce qui doit nous unir, c’est l’humanisme. Nous sollicitons l’implication de tout le monde, les jeunes, les filles, les hommes et les femmes leaders dans la recherche de la paix », a-t-elle déclaré.

La facilitatrice Rose Mathe a, de son côté, insisté sur l’importance de la communication non violente, y compris sur les réseaux sociaux, devenus une importante source d’information. Elle a recommandé notamment de vérifier les informations avant de les partager, d’éviter les insultes et les généralisations, d’écouter, de ne pas juger et de refuser les discours de haine.

De son côté, Jean Kayenga Matumo, président du Conseil d’administration du Réseau des hommes engagés pour la masculinité positive et chercheur en genre, a souligné le rôle des hommes dans la prévention et la résolution pacifique des conflits. Il a également promis de restituer les enseignements de la rencontre au sein de sa communauté.

Selon Nelson Matama, le projet « Tufaulu Pamoja », qui signifie « réussir ensemble », vise notamment à renforcer la participation des femmes et des jeunes dans les espaces de prise de décision liés à la paix et au développement en RDC,.

À travers cette activité, les organisateurs encouragent les acteurs communautaires, les femmes et les jeunes à devenir des relais de sensibilisation afin de lutter contre les rumeurs, la désinformations et les discours de haine, particulièrement sur les réseaux sociaux qui, souvent alimentent les tensions au sein des communautés.

LUKEKA MBILIZI NATHANAËL

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