Les leaders des confessions réligieuses autour d’une table avec le Président Congolais, Félix Tshisekedi.

À Beni, l’annonce d’un dialogue national inclusif par les leaders religieux de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC) continue de susciter l’espoir d’une paix durable au Nord-Kivu.

Selon les témoignages recueillis par le bulletin Sauti ya Amani dans son édition du 15 août 2026, la majorité des habitants interrogés se disent favorables à cette initiative.

Pour plusieurs d’entre eux, les armes ont montré leurs limites dans la résolution des conflits qui persistent dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

Selon Enock Syayikomya, jeune leader à Beni, la principale attente est de voir ce dialogue aboutir à la fin des hostilités.

« Ce que j’attends concrètement de ce dialogue, c’est que les Congolais puissent se dire des vérités, discuter de la manière dont le pays doit être gouverné et prendre des compromis qui profitent au pays», témoigne-t-il.

Jospin Elonga salue, pour sa part, la volonté des différentes parties de participer au dialogue. Il appelle à la transparence et à l’absence d’agendas cachés.

De son côté, Kakule Vagheni, acteur communautaire, estime que le dialogue est indispensable dans le contexte actuel de la RDC. D’après lui, il peut favoriser la résolution pacifique des conflits, renforcer la réconciliation, réduire les tensions et permettre une plus grande participation des citoyens aux décisions qui les concernent.

Le 17 juillet à Kinshasa, après une rencontre avec le président Félix Tshisekedi, les responsables de la CENCO et de l’ECC, notamment le cardinal Fridolin Ambongo, avaient annoncé leur engagement à promouvoir un dialogue devant permettre aux Congolais d’aborder les problèmes du pays et de rechercher des solutions consensuelles.

À Beni, cette initiative est ainsi perçue par plusieurs habitants comme une occasion de privilégier la paix, la cohésion sociale et une solution politique durable aux conflits qui affectent le Nord-Kivu.

Cet article est produit dans le cadre du projet « Renforcement des capacités des journalistes et des médias du Nord-Kivu en journalisme de paix pour la cohésion sociale », exécuté par l’UNPC Nord-Kivu avec l’appui de la DDC suisse.

À travers ce projet, l’UNPC Nord-Kivu vise à transformer le rôle des médias, en les faisant passer de simples observateurs ou rapporteurs à de véritables catalyseurs de la paix et de la cohésion sociale.

Andrico Kabiona et Faustin Tshishimbi

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