Face aux tabous sociaux et religieux entourant certains sujets liés à la santé sexuelle et reproductive, notamment l’avortement sécurisé en République démocratique du Congo (RDC), l’organisation Actions pour les droits solidaires (ADS) appelle à une meilleure reconnaissance de ces droits comme des droits humains fondamentaux.
Vendredi 2 octobre 2026, ADS a réuni à Goma plus de 28 acteurs sociaux, notamment des journalistes, des prestataires de soins et des membres d’organisations de la société civile, dans le cadre d’une réunion trimestrielle consacrée à la restitution des réflexions développées lors d’une rencontre régionale tenue à Kigali, au Rwanda.
« Nous avons réuni les organisations de la société civile, les professionnels des médias, mais aussi les prestataires de soins dans le cadre d’une forte coalition de la société civile. C’est pour nous une manière de faire parvenir à la communauté le message nécessaire », a déclaré Francine Serubungo, membre du staff d’ADS.
Selon elle, la vulgarisation du Protocole de Maputo constitue un enjeu majeur pour permettre aux communautés de mieux comprendre les droits liés à la santé sexuelle et reproductive.
« Nous avons besoin d’informer, d’enlever tous les mythes sur cette question parce que, dans notre société, c’est encore considéré comme un tabou. Avec l’aide des professionnels des médias et des prestataires de soins, chacun à son niveau a quelque chose à apporter dans la vulgarisation de ce message », a-t-elle ajouté.
Francine Serubungo estime également que le droit à la santé sexuelle et reproductive doit être considéré au même titre que les autres droits humains fondamentaux, telle que la vie. « Chacun a le droit d’accéder aux services liés à la santé sexuelle et reproductive », a-t-elle souligné.
De son côté, la journaliste Sarah Mulekya a insisté sur le rôle des médias dans la sensibilisation et la lutte contre la désinformation autour de la santé sexuelle et reproductive. « Le journaliste doit jouer un grand rôle pour faire progresser ces droits en RDC. Les professionnels des médias sont un pont entre les autorités et les communautés », a-t-elle indiqué.
Pour Elie Iragi Cirhul, jeune activiste, l’application effective du Protocole de Maputo est nécessaire pour mieux protéger les femmes contre les conséquences des avortements clandestins.
La rencontre fait suite à une visite régionale d’échange et d’apprentissage organisée à Kigali avec ADS de la RDC, HDI du Rwanda et ABUBEF du Burundi. Elle s’inscrit dans le cadre du projet « Unified Voices for Access to Safe Abortion in the Great Lakes Region ».
Les participants ont proposé plusieurs stratégies pour faciliter la compréhension du Protocole de Maputo auprès des différentes couches sociales, notamment les leaders religieux et les enseignants. ADS entend ainsi poursuivre ses actions de vulgarisation et de promotion de la santé sexuelle et reproductive.
LUKEKA MBILIZI NATHANAËL


https://addlinks.pro/ztMxn
Chơi thử tại ghd sports app cảm giác phản hồi nhanh và không bị đứng nhiều. TONY10-09
https://addlinks.pro/ttlzA