L’épidémie de maladie à virus Ebola causée par la souche Bundibugyo en République démocratique du Congo et en Ouganda a été déclarée « urgence de santé publique de portée internationale » (USPPI) par Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Dans un communiqué publié ce dimanche 17 mai 2026, l’organisation précise toutefois que cette flambée épidémique « ne répond pas aux critères d’une urgence pandémique », tels que définis par le Règlement sanitaire international (RSI).
https://apps.who.int/gb/bd/pdf_files/IHR_2014-2022-2024-en.pdf
Selon l’OMS, cette décision a été prise après une évaluation du risque pour la santé humaine, du potentiel de propagation internationale de la maladie ainsi que des risques de perturbation du trafic international.
« Dans sa décision, le Directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a notamment pris en compte les informations fournies par les États parties, à savoir la République démocratique du Congo et l’Ouganda, les principes scientifiques, les données disponibles ainsi que d’autres informations pertinentes », indique le communiqué.
L’organisation qualifie également cet événement d’« extraordinaire » en raison du nombre élevé de cas suspects et de décès signalés.
Au 16 mai 2026, huit cas confirmés en laboratoire, 246 cas suspects et 80 décès suspects avaient été recensés dans la province de l’Ituri, en RDC, répartis dans au moins trois zones de santé : Bunia, Rwampara et Mongbwalu.
En Ouganda, deux cas confirmés en laboratoire, dont un décès, ont été signalés à Kampala les 15 et 16 mai 2026. Selon l’OMS, les deux personnes concernées revenaient de RDC et aucun lien apparent n’a été établi entre les deux cas.
Par ailleurs, un cas confirmé a également été enregistré le 16 mai à Kinshasa, chez une personne revenant de l’Ituri, considéré comme l’épicentre de cette 17ᵉ épidémie d’Ebola en RDC.
L’OMS se montre particulièrement préoccupée par le risque de propagation de la maladie, d’autant plus qu’aucun traitement ni vaccin spécifique homologué n’existe actuellement contre la souche Bundibugyo.
« Contrairement aux souches Ebola-Zaïre, il n’existe actuellement aucun traitement ni vaccin spécifique homologué contre le virus Bundibugyo. De ce fait, cet événement est considéré comme exceptionnel », souligne l’organisation.
L’OMS appelle enfin à une coordination et une coopération internationales renforcées afin de mieux évaluer l’ampleur de l’épidémie, intensifier la surveillance, renforcer les opérations de riposte et assurer la mise en œuvre efficace des mesures de contrôle sanitaire.
LUKEKA MBILIZI NATHANAËL

