Francine Maombi, DAF de l’Action pour les droits solidaires (ADS). Photo utilisée pour illustrer.

L’Action pour les Droits Solidaires (ADS) poursuit le renforcement des capacités des journalistes et créateurs de contenus sur la santé sexuelle et reproductive dans la province du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

Du 20 au 21 août 2026 à Goma, plus de vingt journalistes, blogueurs et créateurs de contenus numériques ont participé à une session consacrée notamment à l’accès à l’information sur la santé sexuelle et reproductive (SSR), aux violences basées sur le genre (VBG) et à la lutte contre la désinformation.

Selon les représentants de l’organisation, dans un contexte marqué par les conflits, les déplacements de populations et les violences sexuelles et sexistes, l’accès à une information fiable sur la santé sexuelle et reproductive constitue un enjeu de santé, de droits, de dignité et de protection.

« L’information peut sauver des vies, mais la désinformation peut aussi mettre des vies en danger », a souligné Yassin Tusingwire, directeur exécutif d’ADS.

Cette formation s’inscrit dans le cadre de la deuxième cohorte du programme lancé en décembre 2025, destiné à renforcer les connaissances des professionnels des médias et leur capacité à informer et sensibiliser les communautés sur les droits et la santé sexuelle et reproductive.

La première session, animée par Ansima Chimenesa Grâce, a porté sur les principales notions relatives aux droits sexuels et reproductifs, notamment le droit à l’information, à l’éducation, à la planification familiale et à la prévention des infections sexuellement transmissibles.

Les participants ont également été sensibilisés au Protocole de Maputo et au rôle des médias dans la vulgarisation des informations liées à la Santé Sexuelle et Reproductive et aux Violences Basées su Genre.

De son côté, le Dr Simon Binezero Mambo a abordé le traitement médiatique de la question de l’avortement. Il a appelé les journalistes et les créateurs des contenus numériques à éviter les jugements et les stigmatisations, en privilégéant un langage responsable et à s’appuyant sur des sources fiables.

La formation a mis aussi,  l’accent sur l’infodémie et la désinformation autour de l’avortement sécurisé, la planification familile et d’autres domaines de la santé sexuelle et reproductive.

Les participants ont salué l’initiative temoignant que la formation leur a permis à mieux comprendre les instruments juridiques en matière de santé sexuelle et reproductive.

En organisant ces formation, Action pour les droits solidaires (ADS) encourage ainsi les professionnels des médias à ne pas seulement rapporter les conséquences de la désinformation sur la santé sexuelle et reproductive, mais plutôt à contribuer activement à la  prévention à travers des contenus fiables, accessibles et adaptés aux réalités des communautés.

Lukeka Mbilizi Nathanaël et Ruphin Nkunzi

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