António Guterres, secrétaire général des Nations-Unies depuis le 1er janvier 2017

À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée le 3 mai de chaque année, le secrétaire général des Nations Unies (ONU), António Guterres, a rappelé que « toute liberté repose sur la liberté de la presse ».

Dans son message annuel, il a souligné les risques considérables auxquels sont confrontés les journalistes à travers le monde. « On dit souvent qu’à la guerre, la vérité est la première victime. Mais bien trop souvent, les premières victimes sont les journalistes qui risquent tout pour rapporter la vérité », a-t-il déclaré, évoquant aussi bien les zones de conflit que les contextes où le pouvoir redoute la transparence.

Selon lui, les professionnels des médias font face à de multiples menaces : censure, surveillance, harcèlement judiciaire et, dans les cas les plus extrêmes, la mort. Ces dernières années ont été marquées par une hausse préoccupante du nombre de journalistes tués, souvent délibérément ciblés dans des zones de guerre. Il dénonce également un niveau d’impunité alarmant, précisant que 85 % des crimes commis contre des journalistes ne font l’objet d’aucune poursuite.

https://www.un.org/en/observances/press-freedom-day/messages.

Les données publiées par le Comité pour la protection des journalistes confirment cette tendance. Au moins 129 journalistes ont été tués en 2025, un chiffre record attribué notamment aux conflits en Ukraine, au Soudan et à Gaza. En République démocratique du Congo, des organisations telles que Reporters sans frontières et Journaliste en danger signalent également de nombreuses atteintes à la liberté de la presse.

https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20260226-en-2025-le-nombre-de-journalistes-tu%C3%A9s-a-battu-des-records-deux-tiers-ont-%C3%A9t%C3%A9-caus%C3%A9s-par-isra%C3%ABl-selon-le-cpj

De son côté, l’ONG suisse Presse Emblème Campagne indique qu’au 1er mai 2026, 27 journalistes ont déjà été tués dans le monde depuis le début de l’année, la majorité des cas étant liés à des opérations militaires, sans compter les restrictions croissantes à l’accès à l’information.https://www.lalibre.be/dernieres-depeches/2026/05/01/vingt-sept-journalistes-tues-dans-le-monde-depuis-debut-janvier-selon-une-ong-suisse-CG74MJLO75F7XKLFI3N4OKL4UY/

Pour António Guterres, ces menaces ont des conséquences profondes sur les sociétés. Lorsque l’accès à une information fiable se réduit, la méfiance s’installe. Lorsque le débat public est déformé, la cohésion sociale s’affaiblit. Et lorsque le journalisme est mis à mal, les crises deviennent plus difficiles à prévenir et à résoudre.

Il a ainsi réaffirmé que la liberté de la presse constitue un pilier fondamental des droits humains, du développement durable et de la paix, appelant à une protection accrue des journalistes, en particulier dans les zones de conflit.

« Toute liberté repose sur la liberté de la presse. Sans cela, il ne peut y avoir de droits de l’homme, de développement durable et de paix », insiste-t-il.

Instituée sur recommandation de l’UNESCO en 1991, puis proclamée en 1993 par l’Assemblée générale des Nations Unies, la Journée mondiale de la liberté de la presse en est à sa 33ème édition en 2026. Elle vise à rappeler l’importance de défendre la liberté d’informer et de protéger celles et ceux qui la font vivre à l’occurrence, les journalistes.

LUKEKA MBILIZI NATHANAËL 

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