Dr. Chris Baryomunsi, Ministre Ougandais de la santé et son équipepe. Photo utilisée pour l’illustration

Après quarante-deux (42) jours sans nouveau cas, l’Ouganda, par la voix de son ministre de la Santé, le Dr Chris Baryomunsi, a annoncé, mardi 28 juillet 2026, la fin de l’épidémie de la maladie à virus Ebola due à la souche Bundibugyo.

Selon un communiqué publié sur le compte X du Ministère de la Santé, cette déclaration intervient après que le dernier patient atteint d’Ebola Bundibugyo a quitté le centre de traitement le 16 juin 2026.

Le ministère précise que, contrairement aux précédentes épidémies qui nécessitaient une période d’observation de 42 jours avant toute déclaration officielle de fin d’épidémie, celle de 2026 résultait d’un cas importé (de la RDC) entièrement documenté.

Les autorités sanitaires indiquent que la source de l’infection a été identifiée, que la voie d’introduction du virus a été établie, que tous les cas confirmés ont été reliés épidémiologiquement, que les chaînes de transmission ont été entièrement reconstituées et que tous les contacts ont été placés en quarantaine institutionnelle puis suivis pendant 21 jours, sans qu’aucune nouvelle transmission ne soit enregistrée.

Malgré cette évolution favorable et la maîtrise de l’épidémie, les autorités sanitaires ougandaises soulignent que le risque de réintroduction du virus demeure en raison de la proximité avec les provinces congolaises de l’Ituri et du Nord-Kivu.

Dans ce contexte, Kampala rappelle la nécessité de renforcer la vigilance aux postes frontaliers et de poursuivre la coopération sanitaire avec la République démocratique du Congo (RDC).

Le 23 juin dernier, les deux pays ont signé un protocole d’accord visant à renforcer la réponse transfrontalière contre Ebola. Dans ce cadre, l’Ouganda a déployé deux laboratoires mobiles ainsi que des unités de traitement d’une capacité de 80 lits à Aru et à Kasenyi, en RDC.

Aux termes de ce mémorandum, les autorités congolaises et ougandaises s’engagent notamment à partager régulièrement les données épidémiologiques, à renforcer la surveillance sanitaire commune et à ouvrir des centres de traitement d’Ebola dans les zones frontalières.

LUKEKA MBILIZI NATHANAËL

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