À l’occasion de la Journée internationale des réfugiés, célébrée ce samedi 20 juin 2026, l’Association Sans But Lucratif Solidarité pour la Protection des Femmes et Familles Indigentes (SOPFFI ASBL) a organisé une activité de sensibilisation à Goma, au Nord-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo. L’initiative a réuni une centaine de réfugiés, ainsi que quelques déplacés internes, autour du thème : « Solidarité pour la dignité humaine à l’égard des réfugiés ».
L’objectif de cette rencontre était de promouvoir la solidarité, la dignité humaine et surtout l’autonomisation des personnes en situation de déplacement forcé. Les échanges ont également porté sur la distinction entre réfugiés et personnes déplacées internes, conformément aux instruments juridiques en vigueur.
Selon les organisateurs, cette activité visait aussi à encourager les participants à développer des initiatives économiques pour réduire leur dépendance à l’aide humanitaire.
« Pour nous, les personnes les plus vulnérables sont les déplacés internes et les réfugiés. À l’occasion de cette journée internationale, nous avons jugé important de nous réunir avec eux pour réfléchir ensemble sur la dignité, la solidarité et l’autonomie », a expliqué Germain Mironyi, chargé des programmes au sein de la SOPFFI.
De son côté, la coordinatrice de la SOPFFI, Esther Ndoole, a insisté sur la nécessité de renforcer l’autonomisation des femmes réfugiées, considérées comme un groupe prioritaire dans cette initiative.
« Nous avons ciblé les femmes réfugiées parce qu’elles ont besoin de connaissances et de compétences pour améliorer leur autonomie. Une femme autonome contribue à la stabilité du ménage. Nous voulons encourager les activités génératrices de revenus afin qu’elles puissent soutenir leurs familles », a-t-elle déclaré.
Elle a également exhorté les réfugiés à ne pas dépendre uniquement de l’assistance humanitaire. Selon elle, l’autonomie économique est essentielle pour améliorer les conditions de vie dans un contexte de crise prolongée.
« Nous demandons aux réfugiés de développer leur autonomie et de ne pas toujours attendre l’aide extérieure. Ils peuvent travailler dans l’agriculture, produire et vendre afin de subvenir à leurs besoins », a ajouté Esther Ndoole.
Les participants ont salué cette initiative. Amani Angélique, l’une d’elles, affirme avoir mieux compris la différence entre réfugiés et déplacés internes, ainsi que l’importance de l’autonomisation comme moyen de survie.
Dans un contexte marqué par une crise humanitaire persistante dans l’Est de la RDC, la SOPFFI espère renforcer la résilience et la solidarité communautaire au sein des populations déplacées. L’organisation souligne également les limites de l’aide humanitaire actuelle et encourage une plus grande implication des bénéficiaires dans des activités économiques durables.
LUKEKA MBILIZI NATHANAËL

