À Goma, au Nord-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo, la Clinique Notre Vie (CLINOVIE) a organisé, samedi 28 mars 2026, une conférence-débat axée sur la santé de la femme, à l’occasion du mois dédié aux droits des femmes.
Placée sous le thème « La santé de la femme au cœur du mois de mars 2026 « , cette activité a réuni près d’une centaine de participants, parmi lesquels des professionnels de santé, des étudiants (Écho santé de l’Université de Goma) et des membres de la communauté locale. L’objectif était de sensibiliser sur les enjeux liés à la santé féminine et de briser les tabous qui entourent encore certaines pathologies.
Cinq thématiques majeures ont été abordées au cours des échanges, notamment le cancer du sein et du col de l’utérus, la ménopause et ses complications, les anomalies du cycle menstruel, l’apport de la technique HyFoSy dans la prise en charge de l’infertilité du couple, ainsi que les infections sexuellement transmissibles.
Prenant la parole, la Directrice de la Clinique Notre Vie, madame Zita Mumbere, a souligné l’importance de la santé de la femme dans le développement de la société.
« La femme est le pilier central de la famille et de la société. Lorsqu’une femme est en bonne santé, c’est toute la communauté qui rayonne », a-t-elle déclaré.
Elle a également insisté sur le manque d’information et de communication autour des questions de santé féminine, notamment en ce qui concerne la santé maternelle, la prévention des cancers, l’équilibre hormonal ou encore les infections sexuellement transmissibles. Selon, toutes ces questions concernent non seulement la femme, mais la santé publique de manière générale.
Animée par des experts en santé sexuelle et reproductive, la conférence a offert un cadre d’échange interactif entre spécialistes et participants. Le docteur Prince Imani, gynécologue-obstétricien, a particulièrement mis l’accent sur le cancer du sein, en évoquant ses facteurs de risque, parmi lesquels le manque de dépistage, la consommation d’alcool et de tabac, ainsi que certains comportements à risque.
Il a recommandé aux femmes de privilégier le dépistage régulier, l’auto-examen des seins, la pratique d’activités physiques et l’allaitement maternel, tout en soulignant l’impact du stress dans le développement de plusieurs maladies.
Par ailleurs, les participants ont été sensibilisés à la technique HyFoSy, une méthode moderne d’exploration de l’infertilité, récemment introduite dans l’Est de la RDC par la Clinique Notre Vie. Selon les spécialistes, cette innovation représente une avancée importante dans la prise en charge des couples confrontés à des problèmes de fertilité, avait également souligné Docteur Sefu Massamba Polydor de son passage à Goma, au mois de janvier dernier.
De son côté, le docteur Bovary Banza, spécialiste en médecine interne, a présenté les différents services offerts par la structure sanitaire, notamment la médecine interne, la pédiatrie, la chirurgie, la gynéco-obstétrique, la maternité, le laboratoire, l’échographie, la dermatologie, l’orthopédie, la kinésithérapie, la dentisterie et la pharmacie, indiquant que certains de ces départements sont gérés par des spécialistes femmes.
Les participants ont salué cette initiative, qu’ils ont qualifiée d’espace d’apprentissage et d’échange enrichissant. Pour beaucoup, cette conférence a permis de mieux comprendre les problèmes liés à la santé de la femme et les solutions existantes.
À travers cette activité, la Clinique Notre Vie réaffirme son engagement à promouvoir la santé féminine et à renforcer la sensibilisation au sein de la communauté de Goma.
La rencontre s’est clôturée dans une ambiance conviviale, marquée par un moment de partage entre professionnels de santé et participants.
LUKEKA MBILIZI NATHANAËL

Nous sommes tout à fait contents de ces activités au bénéfice de la communauté, votre engagement s’en ligne au changement et au développement durable. Nous souhaiterions une collaboration dans le cadre de visibilité si vous le permettez. Merci beaucoup 👏👏
C’est une initiative essentielle. Il est important que les femmes du Nord-Kivu aient accès à des informations et à des soins de qualité.