Monsieur Agizo David en pleine séance de formation avec les agriculteurs de Nyiragongo. Photo crédit : kivureporter, utilisée pour illustrer.

Les 27 et 29 juillet 2026 à Goma, l’organisation ActionAid RDC a réuni, nonante (90) membres des communautés rurales du territoire de Nyiragongo pour une formation sur l’agroécologie et la résilience climatique. Les participants, dont 60 femmes et hommes agés ainsi que 30 jeunes, provenaient des groupements de Kibati, Muja, Rusayo et Bukumu.

Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet « Forum communautaire participatif pour impliquer les membres de la communauté dans la planification et la mise en œuvre d’initiatives de résilience climatique au niveau des ménages, des communautés et des territoires », mis en œuvre par ActionAid RDC avec l’appui du Fonds d’impact transformateur (TIF). 

Le projet vise à renforcer les capacités des communautés rurales, en particulier des femmes, à travers des pratiques agricoles durables, dans un objectif de promouvoir l’autonomisation et la lutte contre la destruction des sols.

Au cours des échanges, les facilitateurs ont encouragé les agriculteurs à privilégier les fertilisants organiques et les méthodes agricoles traditionnelles afin de restaurer la fertilité des sols et de préserver l’environnement.

« L’utilisation excessive des engrais chimiques contribue à l’appauvrissement des sols. Nous devons valoriser les fertilisants organiques issus notamment de l’élevage pour préserver la terre que nous léguerons aux générations futures », a déclaré Agizo David, l’un des animateurs de la formation.

Les intervenants ont expliqué que l’agroécologie repose sur la complémentarité entre agriculture et élevage, tout en favorisant la protection des ressources naturelles. Ils ont également insisté sur l’importance d’adapter les pratiques agricoles aux effets du changement climatique afin de renforcer la résilience des communautés.

Les bénéficiaires ont salué cette initiative, estimant qu’elle leur permettra d’améliorer leurs pratiques agricoles. Âgé de 75 ans, Nzavanyuma Serubungo Bonifaste, habitant du village Janga, a appelé les jeunes à renouer avec les méthodes traditionnelles.

« Autrefois, nous cultivions sans engrais chimiques et nos terres restaient fertiles. Aujourd’hui, beaucoup utilisent des produits dont ils ignorent les effets. J’encourage les jeunes à revenir aux pratiques qui protègent nos sols », a-t-il témoigné.

De son côté, Sikuyuwa Bukoko, 70 ans, s’est engagée à sensibiliser sa communauté sur les risques liés à l’utilisation abusive des produits chimiques en agriculture. Les activités ont été coordonnées par Jérôme Shukuru, agent chez ActionAid qui a exhorté les  agriculteurs aux méthodes traditionnelles.

Les participants ont également élaboré des plans d’affaires destinés à assurer la pérennité de leurs activités agricoles. Ils se sont engagés à partager les connaissances acquises dans leurs villages respectifs, notamment à Kaguri, Buhima, Janga et Buhama.

LUKEKA MBILIZI NATHANAËL

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *