Au total 40 jeunes leaders, dont 33 en situation de handicap, ont été formés à Goma du 24 au 25 juin 2026 sur l’Agenda Jeunes, Paix et Sécurité.
Cette session a notamment porté sur la Résolution 2250 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui reconnaît officiellement le rôle des jeunes dans le maintien de la paix ainsi que sur la Résolution 2475, consacrée à la protection et aux droits des personnes en situation de handicap dans les conflits armés.
Issus de différentes organisations de personnes en situation de handicap, les participants se sont engagés à promouvoir ces deux résolutions et à sensibiliser leurs communautés à la consolidation d’une paix « durable et inclusive. »
Au cours des deux journées de formation, les participants ont analysé les cinq piliers de la Résolution 2250, à savoir: participation, protection, prévention, partenariat, désengagement et la réintégration.
Les échanges leur ont permis de mieux comprendre les défis liés à la double marginalisation des jeunes en situation de handicap en période de crises.
Ils ont également élaboré quatre plans d’action communautaires destinés à soutenir la mise en œuvre de leurs engagements et à sensibiliser près de 500 jeunes à ces résolutions.
Pour Dieumerci Musafiri, chef du bureau d’Enable The Disable Action (EDA) à Goma, la Résolution 2250 va bien au-delà d’un simple texte adopté par les Nations unies.
« La Résolution 2250 n’est pas qu’un texte de l’ONU, c’est un droit qui doit être revendiqué chaque jour », a-t-il déclaré.
Parmi les participants, Chantal Kahambu, jeune femme sourde du centre Ephata, s’est dite satisfaite de cette formation, qu’elle considère comme une source de motivation pour s’impliquer davantage dans la promotion de la paix.
« Nous avons beaucoup appris. Cette formation nous a permis de comprendre l’importance du rôle des jeunes et des femmes dans la construction de la paix. Nous devons faire entendre notre voix et mettre fin aux discriminations afin que chacun puisse contribuer au développement de notre communauté », a-t-elle témoigné.
De son côté, Blessing Omedi, participant malvoyant, s’est engagé à partager les connaissances acquises auprès d’autres jeunes.
« Pour contribuer à la paix, je serai en mesure de sensibiliser d’autres jeunes à vivre ensemble et à promouvoir la paix », a-t-il affirmé.
Même engagement pour Latifah Kahashi, qui entend poursuivre les actions de sensibilisation au sein de sa communauté.
« J’ai pris l’engagement de sensibiliser les jeunes et de les encourager à rejoindre des initiatives de promotion de la paix », a-t-elle indiqué.
Cette session de formation a été organisée par Enable The Disable Action (EDA), avec l’appui de Search for Common Ground et du National Partnership of Children and Youth in Peacebuilding grâce au financement du Fonds des Nations unies pour la consolidation de la paix (UNPBF).
À travers cette initiative, EDA poursuit son engagement en faveur du renforcement de la participation des jeunes, en particulier ceux en situation de handicap, afin de promouvoir une paix durable, inclusive et participative dans la province du Nord-Kivu.
Rédaction


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