Dans le cadre de sa politique anti harcèlement, l’Université de Goma en partenariat avec l’organisation, Action pour les Droits Solidaires (ADS) vient de lancer ce mercredi 26 Novembre 2025, trente et cinq (35) étudiants dans la lutte contre les violences sexuelles et celles basées sur genre (VBG) en milieu universitaire.
Annoncer et concrétiser au cours d’une Table-Ronde tenue ce mercredi au Campus du Lac entre étudiants, membres du Comité de gestion de l’Université et 30 organisations de protection des droits des femmes, l’action de l’Unigom et son partenaire s’inscrit dans la droite ligne du lancement des activités relatives aux 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre.
Pour rappel, la campagne est placée cette année sous thème : « s’unir pour mettre fin aux violences numériques contre toutes les femmes et les filles. »
Selon Monsieur Éric Kambale, les trente étudiants formés ambassadeurs de lutte contre les VBG constituent la première vague de 166 qui doivent bénéficier de la même formation.
« Nous avons formé trente et cinq, mais l’objectif pour nous dans la campagne c’est de former cent soixante, parce que, nous avons pris une stratégie de mettre les points focaux directement dans les auditoires de sorte que ceux-ci soient des multiplicateurs des valeurs positives au sein de leurs promotions », a-t-il déclaré.
L’initiative est non seulement avantageuse pour les étudiants bénéficiaires, elle est également utile dans la mise en œuvre de la politique de l’Unigom.
« … c’est une opportunité pour l’Université de se doter de sa politique anti harcèlement, parce que nos étudiants qui seront déployés dans la communauté pour travailler avec les écoles, les marchés et d’autres structures des jeunes vont procédé d’abord, à la sensibilisation de toute l’Université dans ce combat », a ajouté le Directeur de Cabinet du Recteur de l’Unigom, Monsieur Éric.
Comment résoudre les violences basées sur le genre et les violences numériques
En rapport avec les violences en ligne, la première réponse part de l’éducation numérique parce que, si les gens créent des contenus qui entrent dans le paquet de violences basées sur le genre, c’est parce que, il y a absence d’une certaine éducation numérique dans la communauté, » a dit Jemima kamala,project manager d’ADS au cours d’une conférence de presse tenue après la Table-Ronde.
« Violences sexuelles et basées sur le genre : questions majeures, pratiques et attitudes », thème au tour duquel étudiants, enseignants et membres des organisations ont discuté pour dégager les vrais problèmes des universités en matière de lutte et prévention des VBG dans les espaces académiques.
La Table-Ronde organisée au campus du Lac dans le cadre du lancement des activités relatives aux 16 jours d’activisme, édition 2025.
Plusieurs dérapages ont été signalés. D’après la majorité des filles intervenantes, certains enseignants abusent de leur influence et pouvoir qu’ils ont dans des moments académiques les plus déterminants.
En croire les autorités académiques de l’Université de Goma, des boîtes de signalement ont été mises en place pour faciliter aux victimes des VBG à dénoncer. « Que ça soit au campus du Lac, comme à Mugunga, nous avons placé des boîtes de signalement », a rassuré Madame Estella Christina, chargée de communication de l’Université.
Il serait utile de créer des cadres indépendants et décentralisés destinés au traitement des plaintes de cas de violences basées sur genre au sein des universités, a proposé Elijah Irenge, l’un des ambassadeurs de lutte contre les VBG et étudiant en droit à l’Université de Goma.
Avec ses 35 étudiants ambassadeurs et son école de genre, l’Université de Goma dispose désormais, de deux moyens nécessaires pour influencer la communauté académique dans la lutte contre les violences basées sur genre, voire celles commises en ligne contre les femmes et les filles à travers les numériques.
LUKEKA M NATHANAËL

