L’affiche du cluster sécurité alimentaire collée sur un stand à l’Université de Goma lors de la célébration de la journée mondiale de l’aide humanitaire. Photo crédit: Kivureporter.

Le Cluster sécurité alimentaire (SECAL) a alerté, mercredi 19 août à Goma, sur le risque de détérioration de la situation nutritionnelle au Nord-Kivu si les interventions en sécurité alimentaire ne sont pas renforcées.

À l’occasion de la Journée mondiale de l’aide humanitaire édition 2026, le Cluster a indiqué que 3,4 millions de personnes sont actuellement en insécurité alimentaire dans la province, dont 1,2 million en situation d’urgence.

Une situation étroitement liée à la crise sécuritaire que connaît la partie est de la République démocratique du Congo (RDC).

« Quand il y a la guerre, c’est difficile d’apprendre à ces populations à commencer à cultiver. La première chose, quand les populations fuient, c’est de leur apporter à manger », a expliqué Adolphe Muwawa, coordonnateur du Cluster sécurité alimentaire du PAM.

Selon lui, l’aide alimentaire permet de sauver des vies dans le contexte actuel, mais elle doit également être accompagnée de programmes visant à renforcer la résilience et l’autonomie des ménages.

L’objectif est de permettre aux populations affectées de disposer d’actifs productifs et de produire elles-mêmes leur nourriture à terme.

Le Cluster appelle également les acteurs humanitaires à investir dans des systèmes de production durables, alors que certaines zones du Nord-Kivu font face à une dégradation progressive des sols et à des épisodes de sécheresse.

Dans son discours prononcé à l’Université de Goma, Adolphe Muwawa met particulièrement en garde contre les conséquences sur la nutrition.

« Actuellement, le niveau de malnutrition est en train d’atteindre un niveau élevé. Si le secteur de la sécurité alimentaire n’est pas appuyé, le secteur de la nutrition va devoir en pâtir », a-t-il averti.

Il appelle ainsi à renforcer les investissements en sécurité alimentaire afin de prévenir la malnutrition chez les enfants ainsi que chez les femmes enceintes et allaitantes.

Pour le Cluster, « l’espoir commence par un repas ». Il estime que l’action humanitaire restera limitée si les ménages ne parviennent pas à accéder régulièrement à une alimentation suffisante.

La Journée mondiale de l’aide humanitaire 2026 est célébrée sous le thème « Agir pour l’humanité », un appel à une action collective en faveur des populations les plus vulnérables.

LUKEKA MBILIZI NATHANAËL

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *