Le Commandement des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM) a présenté sa nouvelle approche en Afrique à l’horizon 2026, lors d’un point de presse numérique organisé avec le général Dagvin R. M. Anderson, commandant de l’AFRICOM, et le sergent-major Garric M. Banfield, sous-officier supérieur du Commandement des États-Unis pour l’Afrique. Cette rencontre portait sur les priorités de l’AFRICOM sur le continent africain.

Organisée le 3 février de l’année en cours, cette rencontre a réuni de hauts gradés de l’armée américaine et plusieurs journalistes du continent autour des priorités annuelles de l’AFRICOM en Afrique. Alliant sécurité et économie, le Commandement des États-Unis pour l’Afrique a exposé ses perspectives visant à renforcer les investissements américains sur le continent.

Répondant à une question de Geoffrey York, du Globe and Mail en Afrique du Sud, portant sur l’état d’avancement des exercices de l’AFRICOM à l’horizon 2026, le général Dagvin a salué la réussite des initiatives américaines en plein essor sur le continent, ainsi que celles en cours de mise en œuvre.

« Par rapport au corridor de Lobito. Il englobe non seulement le port, mais aussi le réseau ferroviaire, l’exploitation minière et les infrastructures connexes, autant d’éléments qui contribuent à la sécurité et au développement économique. Nous étudions comment travailler de concert pour réaliser des progrès graduels. Je suis convaincu qu’il existe un immense potentiel à travers le continent, et nous avons hâte de l’explorer », a déclaré ce haut gradé de l’armée américaine.

Lancé le 4 décembre 2024 en présence de l’ancien président américain Joe Biden, le corridor de Lobito vise à mettre en place une ligne ferroviaire reliant la Zambie à l’océan Atlantique via la RDC et l’Angola, afin de faciliter l’exportation des ressources minières.

« Il existe de réelles opportunités pour certains de ces investissements. Nous n’avons pas eu l’occasion d’en parler en détail. Nous avons brièvement évoqué le corridor de Lobito, ainsi que l’Angola, le Mozambique, la Libye et d’autres régions à fort potentiel où nous pouvons conjuguer sécurité et économie. Car, encore une fois, la sécurité engendre la stabilité, la stabilité crée des opportunités d’investissement, et ces investissements sont synonymes de prospérité pour tous. C’est un aspect que nous examinons. C’est une nouvelle perspective pour l’AFRICOM, et nous sommes impatients d’échanger avec nos partenaires africains sur leurs propres visions de ces opportunités », a conclu le général Dagvin.

Créé le 6 février 2007 par le président américain George Bush, le Commandement des États-Unis pour l’Afrique a pour mission de renforcer la sécurité, la stabilité et les partenariats régionaux, notamment face au terrorisme, aux conflits et aux crises humanitaires. Il est également chargé des opérations sur l’ensemble du continent africain, à l’exception de l’Égypte.

LUKEKA MBILIZI NATHANAËL

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *