Madame Rosalie Zawadi, Présidente de l'UNPC Nord-Kivu

Suite au contexte sécuritaire particulier que traverse l’Est de la RDC, l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC), section du Nord-Kivu, a réuni le jeudi 18 Décembre 2025 ses journalistes présents à Goma. 

L’objectif pour le bureau Provincial de l’UNPC, était de rappeler aux journalistes les responsabilités et rôles qu’ils ont à jouer dans un contexte de crises et des guerres.

« Nous sommes les acteurs sociaux. Nous ne sommes pas dans un camp ou dans un autre, pas même au milieu, notre rôle est à part. C’est à nous de voir comment utiliser notre responsabilité pour apaiser, créer la cohésion, renforcer et améliorer la compréhension en évitant la désinformation, » a déclaré Madame Rosalie Zawadi, Présidente de l’UNPC Nord-Kivu.

La rencontre organisée à l’initiative de la section Provinciale de l’Union Nationale de la Presse du Congo visée à créer un cadre d’échanges entre journalistes autour des dispositions de l’article 4 du Code de déontologie et d’éthique du journaliste Congolais.

D’après cette disposition légale, le journaliste prend l’entière responsabilité de tout texte (écrit ou parlé) publié sous sa signature (ou sa voix), ou avec son consentement, ou sous un pseudonyme personnel.

Dans ses missions professionnelles, l’UNPC en tant qu’organe de l’autorégulation du secteur médiatique a le devoir de rappeler à ses membres les principes déontologiques qui réagissent le métier du journaliste en RDC. 

Les responsabilités des journalistes 

De la lecture des dispositions de l’article 4 du Code de déontologie et d’éthique, la responsabilité du journaliste est appréciée à plusieurs niveaux.

Selon la Présidente de la section provinciale de l’Union Nationale de la Presse du Congo, la responsabilité du journaliste est tout d’abord évaluée au niveau de l’éthique professionnelle, ensuite sur le plan sécuritaire et enfin, au niveau social.

La responsabilité éthique du journaliste suppose alors, l’obligation pour le professionnel des Médias de dire la vérité sans nuire en restant conforme aux principes fondamentaux du métier.

« La responsabilité au niveau éthique nous oblige à dire la vérité sans nuire, celà en conformité avec les principes fondamentaux de notre profession. Elle nous exige de vérifier, refuser les rumeurs, refuser de relailler les informations des sources anonymes ou des sources non crédibles, mais également, les journalistes doivent promouvoir les respect de la dignité humaine », a-t-elle expliqué.

Dans un contexte des crises et des guerres, la liberté de la Presse s’exerce avec retenu et discernement qui doit intervenir à chaque traitement de l’information à diffuser.

Si au niveau de la responsabilité éthique l’accent est mis sur le contenu, la responsabilité sécuritaire des journalistes implique la protection des sources et des journalistes eux-mêmes. « Il faudrait que le journaliste procède à l’évaluation de l’impact de l’information avant toute diffusion, et non après ! », estime Madame Rosalie.

Face aux situations conflictuelles, les professionnels des médias jouent un rôle essentiel dans la construction de la cohésion sociale et de la paix. « Nous devons éviter d’ amplifier le conflit », le sens de la responsabilité sociale des journalistes dans ce contexte.

À ce niveau de responsabilité sociale, le journaliste évite à tout prix de ne pas tomber dans la propagande. « Notre code nous exige à équilibrer l’information, contextualiser les faits, et à promouvoir les récits de la résilience et de la paix qui mettent en avant le rapprochement dans tous les contextes.

Pour Goma, le Nord-Kivu en général, nous voulons aujourd’hui que le travail des journalistes contribue au retour de la paix, à une paix durable. Et cela ne sera possible que si nous travaillons dans le strict respect de notre code de déontologie et d’éthique », a conclu la Présidente de l’UNPC Nord-Kivu.

LUKEKA M NATHANAËL 

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